L’obstination aura finalement payé. Pour la gauche et les syndicats, cette fois-ci est la bonne. Après deux refus populaires, en 2011 et en 2014 au niveau cantonal puis fédéral, le salaire minimum s’offre une entrée triomphale à Genève, à 58%. Le plancher horaire sera donc fixé à 23 francs de l’heure, soit 4100 francs par mois. Cela touche 6,3% de la population. La crise sanitaire a sans doute donné un coup de pouce décisif à cette initiative lancée par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), braquant les projecteurs sur les professions précaires. Elle entraîne dans son sillage une deuxième victoire de la gauche, l’initiative «Zéro pertes» étant acceptée sur le fil, à 50,03%.

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