Le sous-brigadier ainsi que son ami commerçant, arrêtés pour avoir renseigné des personnes recherchées par la justice, ont retrouvé vendredi leur liberté provisoire. La Chambre d'accusation a en effet estimé que l'enquête pouvait très bien se poursuivre sans une incarcération et que les risques de collusion et de réitération n'étaient en l'état pas démontrés. La demande de prolongation de détention du juge d'instruction, appuyée par le Ministère public, a donc été refusée.

Inculpé de violation du secret de fonction et d'entrave à l'action pénale, le gendarme avait consulté l'informatique de la police pour fournir des indications confidentielles au deuxième larron qui avait lui-même agi pour rendre service à un individu qui se faisait appeler Albert. Ce dernier, un Français apparemment impliqué dans des affaires autrement plus graves, a été arrêté le 14 octobre et inculpé d'escroquerie et de participation à une organisation criminelle. Tout comme trois autres de ses compatriotes qui se trouvent également à Champ-Dollon. Ceux-ci ont également comparu vendredi devant la Chambre d'accusation pour une prolongation de leur mise au secret. Mesure destinée à les isoler et à empêcher toute communication entre eux ou vers l'extérieur.

Me Alec Reymond s'est opposé au maintien en détention du sous-brigadier. Ses arguments ont aussi porté pour le commerçant dont la défense s'était faite plus conciliante. L'enquête pénale continue. Pour le gendarme, la perspective d'une procédure administrative semble également incontournable.