Pour Interpharma et santésuisse, les médicaments génériques sont une clé essentielle du problème. Ces produits coûtent, en termes de prix de fabrique, environ deux fois plus chers qu’à l’étranger, selon le comparatif présenté lundi par les deux faîtières. Cela représente une baisse de prix potentielle pouvant atteindre jusqu’à 25%, selon elles.

La situation est moins grave à leurs yeux s’agissant des médicaments originaux. Les 200 préparations originales les plus vendues en Suisse et remboursées par les assurances maladie sont, pour leur part, 9% plus chères que dans le panier actuel des pays de comparaison (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Grande-Bretagne, France, Autriche).

Au final, le potentiel d’économies est estimé à 450 millions de francs (240 millions pour les génériques et 210 millions pour les médicaments originaux). Les modifications d’ordonnance adoptées par le Conseil fédéral et en vigueur depuis octobre «devraient réduire en grande partie cet écart».

Interpharma et santésuisse sont toutefois d’avis que la solution actuelle peut encore être améliorée. La vente de génériques doit être facilitée par le prélèvement auprès du patient de quotes-parts différenciées et par un contrôle des prix plus fréquent dans les années qui suivent l’expiration du brevet protégeant un médicament.

Les deux organisations proposent en outre un mécanisme de fixation des prix incluant une modulation de la différence de prix entre médicaments originaux et génériques au fil des années. Elles reprochent au concept en vigueur de prévoir des écarts de prix, selon les catégories de produits pris en considération, identiques sur la durée.