Les Genevois acceptent l’initiative Minder et la fusion des deux principales caisses de pension de leur fonction publique. La chancellerie a publié peu après midi des résultats quasi définitifs, basés sur le vote par correspondance.

A 67,4%, Genève dit oui à l’initiative populaire visant les salaires abusifs. Le texte donne aux actionnaires le pouvoir de fixer la rémunération des dirigeants d’une entreprise (direction et conseil d’administration). Sur les deux autres objets fédéraux, Genève accepte à 78,8% l’article constitutionnel sur la politique familiale et admet à 57,4% la loi fédérale sur l’aménagement du territoire. Ce texte n’a qu’une faible incidence à Genève puisque le canton n’a pas de terrain constructible surnuméraire et taxe déjà les plus-values foncières issues de déclassements.

Sur le plan cantonal, les Genevois plébiscitent à trois contre un (75,2%) la fusion et l’assainissement de leurs deux principales caisses de pensions de la fonction publique. Soutenu par tous les partis parlementaires, le texte a été attaqué en référendum par la gauche dure, mais il était aussi contesté par des franges minoritaires de la droite. Rendue obligatoire par la législation fédérale, l’opération de renflouement, qui doit se dérouler jusqu’en 2052, revient à 6,3 milliards de francs pour l’Etat-employeur, alors que les collaborateurs sont appelés à cotiser davantage pour obtenir des prestations de retraite amoindries.

Enfin, le canton Accepte à 56% l’initiative sur les tarifs des transports publics genevois (TPG). Lancé par l’Avivo, appuyé par l’extrême gauche et le MCG, le texte vise à annuler les hausses tarifaires introduites à la fin de 2011 et à confier au parlement la tâche de fixer les prix, ce qui ouvre la voie à de possibles référendums en cas de contestation. Le texte renchérit en revanche le prix des abonnements pour étudiants.