Dès la mi-mars, les assurés genevois ne devraient plus se voir priés de payer leurs soins de leur poche s'ils ont des retards dans le paiement de leurs primes. Le canton a passé un accord avec les six grandes caisses couvrant les trois quarts du marché, a annoncé François Longchamp, conseiller d'Etat responsable de l'action sociale. Fortes d'une modification législative entrée en vigueur en janvier 2006, les caisses suspendent tout remboursement aux assurés contre lesquels elles ont engagé des poursuites et ne les reprennent que lorsque les arriérés ont été soldés. Les cantons prennent en charge ces arriérés mais seulement au moment où un acte de défaut de bien a été délivré. Selon l'accord conclu, Genève avance les montants à récupérer par les caisses sous forme d'acomptes chaque mois de juin. Les assureurs conservent la responsabilité d'engager des poursuites. L'an suivant, on solde les comptes sur la base des actes de défaut de bien obtenus. En contrepartie, les caisses renoncent à suspendre les remboursements. Ce développement devrait mettre fin à une situation où 8000 personnes se sont trouvées en difficulté.