L'Etat de Genève compte donner un coup d'accélérateur aux travaux liés à la sécurité du stade de la Praille. Afin de retrouver une certaine quiétude après les polémiques qui ont surgi depuis la mise en service de l'édifice à la mi-mars et jusqu'aux deux concerts de Johnny Hallyday du week-end dernier (Le Temps des 30 juin et 1er juillet), le Conseil d'Etat a pris mercredi plusieurs décisions appelées à être appliquées «avec effet immédiat ou à moins court terme», selon le président du gouvernement. Laurent Moutinot a ajouté que, «jamais, lors des différents événements qui se sont déroulés dans le stade, la sécurité avait été négligée. Mais qu'il fallait en finir avec le bricolage et les mesures ad hoc.»

La plus spectaculaire de ces décisions consiste en une avance de l'Etat de 4 millions de francs. Ce montant correspond aux «frais exclusivement liés à la sécurité du Stade de Genève», a insisté le magistrat socialiste. Et c'est sur présentation des factures et des devis relevant de cette seule rubrique que l'Etat paiera. Cette somme recouvre donc un petit tiers des quelque 11 millions de francs qui manqueraient pour achever l'ensemble des travaux.

Six mois à plein temps

Le Conseil d'Etat a en outre nommé l'expert de la construction de stades qu'il recherchait pour coordonner et assurer la finition des aménagements du stade, ainsi que la mise en place de son exploitation (Le Temps du 25 juin). Le gouvernement a ainsi chargé pour six mois et à plein temps, en accord avec la Fondation du Stade, Me Philippe Burnand, ancien cadre au service juridique et commercial de l'Union européenne de football association (UEFA) durant sept ans. Philippe Burnand fera ses recommandations au conseil de fondation et au Conseil d'Etat. Relevant des décisions moins urgentes, Laurent Moutinot a évoqué quelques postes vacants au sein du conseil de fondation qu'il conviendra de repourvoir, notamment ceux de représentants de l'Etat et celui de la Ville de Genève après la démission d'André Hediger.

Quant au financement des millions manquant pour les travaux ne touchant pas à la sécurité du Stade de Genève, Laurent Moutinot estime que cela se terminera par un tour de table entre les différents partenaires.