A Genève, les votations du 10 février sont définitivement placées sous le signe de la santé. En guise de chef d’orchestre: le Parti du travail (PdT). En plus de son initiative pour une assurance dentaire, le parti d’extrême gauche a déposé un texte pour la création d’une caisse maladie publique cantonale qui a récolté près de 14 000 signatures. But affiché: lutter contre l’augmentation des primes. Contrairement au scrutin sur les soins dentaires, la gauche part cette fois divisée pour affronter une nette opposition de la droite qui juge la proposition «inutile».

L’initiative populaire constitutionnelle «Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social» veut créer un établissement public autonome qui serait intégré au système actuel de la LAMal. La caisse publique serait ainsi en concurrence avec la cinquantaine d’assureurs privés actifs sur le marché et obéirait aux mêmes règles. Le coût minimum de lancement est estimé à environ 10 millions de francs.