C’est une grande nouvelle pour les défenseurs du projet CEVA. Dans sa réponse à une interpellation des parlementaires genevois à Berne, le Conseil fédéral s’engage à financer les surcoûts de la liaison ferrovaire Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse dûs au retard du chantier.

Dans la réponse dont Le Temps a pris connaissance, le gouvernement écrit: «Nous mettons tout en oeuvre afin de permettre à la Confédération d’honorer ses engagements de 1912 et 2002».

Malgré le crédit supplémentaire de 113 millions voté par le Grand Conseil genevois fin juin, le Conseil fédéral prend note que la facture est loin d’être réglée.La clé de répartition du projet CEVA, actuellement devisé à 1,5 milliard, est de 57% pour la Confédération contre 43% pour le canton de Genève. Le montant garanti par Berne à ce jour, soit 550 millions, ne suffira pas: «La Confédération est consicente du fait que ce montant ne permettra pas de financer sa part définie dans le protocole d’accord de 2002 en raison de l’actualisation des coûts et d’adaptations nécessaires au projet.» Elle est donc prête à réévaluer sa contribution.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral se déclare conscient «de l’importance de la ligne du CEVA en tant que maillon manquant du réseau de transports publics franco-valdo-genevois et tient, à cet égard et au titre de la coopération transfrontalière, à apporter son soutien à ce projet.»

Ce n’est pas gagné pour autant: les opposants au CEVA présenteront demain leur stratégie pour parvenir à récolter suffisamment de signatures afin de faire aboutir leur référendum contre le crédit supplémentaire de 113 millions.

Le Temps détaillera ces développements dans son édition de demain.