Sécurité

Genève dissuade mieux les cambrioleurs

Il se commet encore chaque jour 12 vols par effraction. Mais c’est deux fois moins qu’il y a cinq ans

La police genevoise a retrouvé le sourire. Véritable cancre national en matière de cambriolages, le canton garde sa très mauvaise première place pour les délits contre le patrimoine mais peut aussi afficher une évolution fracassante. Depuis 2011, les vols avec effraction, les vols à la tire et aussi les brigandages ont en moyenne baissé de près de 50%. Pour la première catégorie, le volume des infractions atteint même des valeurs antérieures à 1985.

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Pistes d’explications

Pour expliquer cette chute, amorcée en 2012, la commandante de la police Monica Bonfanti évoque plusieurs pistes: «Une présence accrue de l’uniforme dans la rue, une meilleure coordination avec les gardes-frontières, des contacts plus étroits avec les collègues français et une action renforcée de la brigade anti-criminalité.» Sans oublier l’effort conséquent mis sur la prévention. C’est sans doute ce qui marche encore le mieux pour dissuader les cambrioleurs.

Armes saisies

La lutte contre les brigandages (317 en 2016 contre 617 en 2009), les vols à la tire et autre criminalité de rue, a sans doute profité du déploiement policier lié au risque terroriste durant les Fêtes de Genève. Enfin, les forces de l’ordre ont également été très actives sur le front de la saisie d’armes. En 2016, plus de couteaux, d’objets dangereux et d’armes à feu ont été retirés de la circulation. Dans une seule affaire encore en cours, une palette complète de munitions dédiée à des fusils d’assaut de type Kalachnikov a été découverte.

Malgré ces bons résultats, la police genevoise espère encore augmenter ses effectifs en 2017 et s’investir encore plus dans d’autres domaines tels que la cybercriminalité ou la traite d’êtres humains.

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