Pour les 400 étudiants de l'Ecole du Bon Secours, les événements entourant leur directrice, Marie-Thérèse Engelberts, ont eu aussi leur effet: une responsabilisation de leur part à la vie de l'institution. Tout est parti de l'événement médiatique suscité par l'emprunt de leur directrice. «Cette affaire a été un détonateur! Et une foule de questions sont remontées à la surface. Ainsi le taux de fréquentation de nos réunions a sensiblement augmenté», explique Stéphanie Thierstein, présidente de l'Association des étudiants du Bon Secours (AEBS), ravie de pouvoir enfin créer des groupes de travail.

«Notre première réaction a été celle de l'indignation», se rappelle Stéphanie Thierstein. Cette colère était liée à la fois aux restrictions budgétaires et aux difficultés financières de certains élèves. Il n'apparaissait ainsi «pas juste que la directrice ait bénéficié d'un régime de faveur, d'autant plus que la rumeur attribuait à l'école des refus de prêts aux étudiants», précise la présidente de l'AEBS. Une rumeur qui se serait dissipée après la diffusion d'un démenti, vendredi en fin d'après midi, lors de l'assemblée extraordinaire organisée par les dix membres actifs de l'AEBS.

Quant aux réactions, elles ont pris diverses formes: l'ironie, en transformant l'Ecole du Bon Secours en une banque de prêt à 4%, ou encore la révolte exprimée par une lettre ouverte de l'AEBS à Marie-Thérèse Engelberts. Cette dernière leur a d'ailleurs répondu, d'une manière jugée «satisfaisante, à la fois précise et transparente».

Si certaines rumeurs circulent toujours dans les couloirs, cela serait à imputer à la communication déficitaire entre les élèves eux-mêmes, selon Stéphanie Thierstein: «Pourtant, la lettre envoyée à notre directrice a été affichée.» Et la réponse explicative de Marie-Thérèse Engelberts? «Effectivement, ce n'est pas encore fait», répond franchement la représentante des étudiants.

Si les étudiants ne paraissent plus éprouver aucun sentiment de colère envers leur directrice, ils ne se prononcent cependant guère sur son avenir politique. Du désintérêt?