Devenue célèbre avec les procès des activistes du climat et invoquée en vain jusqu’au Tribunal fédéral pour justifier des actes visant à dénoncer les pires faiseurs de réchauffement, la disposition pénale sur l’état de nécessité vient de faire une apparition en filigrane dans une affaire de rupture de ban jugée à Genève. Moussa, de son prénom fictif, condamné à 5 mois de prison pour ne pas être parti malgré une mesure d’expulsion judiciaire, a fini par convaincre la Chambre pénale d’appel et de révision que son statut d’apatride, désormais reconnu après vingt ans d’errance, l’empêchait de quitter la Suisse sans violer la loi d’un autre Etat.