«La droite élargie a la ferme intention de mener une politique d’austérité à Genève»: au lendemain du vote de la Commission des finances qui a balayé la majorité des requêtes du Conseil d’Etat, la gauche sonne l’alarme. Selon le Parti socialiste genevois, allié aux Verts et à Ensemble à gauche, le refus des postes supplémentaires à l’Etat engendrera une diminution des prestations à la population, en particulier envers les plus faibles. Le Département de l’instruction publique et celui de la cohésion sociale sont particulièrement touchés. Seul le département de Mauro Poggia semble épargné, lui qui bénéficie de la moitié des 70 postes finalement acceptés, essentiellement pour la police et la cybercriminalité. L’internalisation du convoyage des détenus, pourtant acceptée au Grand Conseil, n’obtient en revanche pas les moyens requis.

Après avoir tenté, en vain, d’imposer 412 nouveaux postes au budget 2020, déficitaire de 590 millions de francs, le Conseil d’Etat est revenu cette semaine devant la Commission des finances avec 345 équivalents temps plein pour quelque 27 millions de francs. La logique à l’œuvre en plénière s’est remise en marche. Alliée au MCG, la droite a refusé 275 des 345 postes supplémentaires requis. Un «choc» pour Jean Burgermeister, député d’Ensemble à gauche. «Au moment de voter le budget, la droite avait demandé au Conseil d’Etat de faire des choix, elle fait aujourd’hui preuve d’un dogmatisme absolu et d’une surdité face aux besoins en refusant presque tout en bloc», déplore-t-il.