Genève se profile toujours plus comme un canton pilote en matière de e-gouvernement, de relations avec les citoyens par Internet. Alors que le dépouillement électronique a permis le 4 mars d'accélérer notablement l'annonce des résultats des votations, Genève accélère le mouvement et se prépare au vote par Internet. Il vient de désigner la société Hewlet-Packard, en partenariat avec Wisekey SA, pour réaliser le projet pilote en matière de vote par Internet, sur la base d'un rapport d'experts chargé d'évaluer les offres de six sociétés. Ce projet est retenu notamment par la Confédération comme projet pilote et recevra à ce titre un important soutien financier.

Secret du vote à protéger

Une phase test du vote sur des objets cantonaux ou communaux aura lieu préalablement à une votation officielle dans les établissements de l'enseignement secondaire postobligatoire, touchant des élèves de moins de 18 ans et des jeunes étrangers, tous dépourvus du droit de vote.

Les principaux problèmes à résoudre portent sur la sécurité, en particulier le secret du vote, mais aussi sur la garantie que les citoyens ne puissent voter qu'une seule fois. La Chancellerie d'Etat, porteuse du projet, a fait part de sa volonté d'offrir toute garantie sur le projet, qui sera expertisé par le CERN, à l'origine du World Wide Web, et par l'Université de Genève.

Sondage favorable

Un travail juridique et politologique sur le comportement électoral des votants par Internet a été confié au Centre d'étude et de documentation sur la démocratie directe de l'Université de Genève en collaboration avec l'Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP). De plus, selon un sondage téléphonique portant sur 1000 citoyens, trois sur quatre se déclarent favorables à l'introduction du vote par Internet.

Y. P.