C’est une lourde défaite pour la ministre socialiste Anne Emery-Torracinta, qui souhaitait marquer la fin de son mandat au gouvernement genevois par la réforme du cycle d’orientation. A l’heure des questions, elle n’a pas donné l’impression de vouloir remettre l’ouvrage sur le métier. C’est compréhensible. Après deux ans de travaux, se faire balayer sa réforme dans les urnes est un échec amer: «Un référendum bétonne les choses. Le peuple n’en veut pas, j’en prends acte», note la conseillère d’Etat, pour qui «c’est le principe même du mélange des élèves qui a été attaqué».