Semaine animée sur le front du climat. Alors que des protestations publiques sont en cours et que la loi sur le CO2 est à bout touchant, deux affaires emblématiques poursuivent leur chemin devant les tribunaux. Le coup d’envoi est donné ce lundi à Genève avec le procès en appel de Nicolas, membre du collectif BreakFree, reconnu coupable de dommage à la propriété pour avoir recouvert la façade de Credit Suisse de mains rouges lors d’une manifestation et condamné à 10 jours-amendes avec sursis.

Le jeune activiste, bientôt 24 ans, toujours aussi «éco-anxieux» selon la formule de son avocate, et déprimé face à l’irresponsabilité des institutions financières, reconnaît les faits et espère obtenir son acquittement au bénéfice de l’état de nécessité dû à l’urgence climatique. Citée comme témoin devant la Chambre pénale d’appel et de révision, la scientifique Julia Steinberger soutient les actions de désobéissance civile non violentes: «Nos gouvernements et nos systèmes économiques ne se sont pas montrés à la hauteur de la tâche. Comme mère d’un petit enfant, j’ai du mal à dormir.»