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La police cantonale genevoise.   
© KEYSTONE/Martial Trezzini

Justice

A Genève, l’employé qui trahissait les policiers sous couverture

Affecté à la sécurité informatique de la police, le commis a livré des données sensibles concernant des inspecteurs à un suspect de recel. Il est condamné à 2 ans de prison avec sursis

Quelle n’a pas été la surprise de ces inspecteurs genevois en apprenant que leurs données personnelles et confidentielles avaient été découvertes lors d’une perquisition au domicile d’un suspect de recel. L’enquête a permis de démasquer l’auteur de cette fuite. Le commis administratif engagé à l’époque au centre de compétence sécurité informatique de la police a admis les faits. Il a été condamné ce vendredi à 2 ans de prison avec sursis à l’issue d’une procédure simplifiée.

Les policiers se plaignent souvent des risques liés à leur profession. Cette fois, le danger est venu de l’intérieur. Un employé, qui avait accès au système informatique de coordination opérationnelle du personnel, et donc aux données hautement sensibles des forces de l’ordre, a extrait les fiches de 15 inspecteurs. Douze membres de la brigade d’observation et d’autres membres du groupe de filature technique. Ces données font apparaître identité, numéro de matricule et photographie de ces policiers qui, en raison de leur affectation, ne doivent par définition pas être identifiables.

Données remises à un commerçant

De sa propre initiative et sans contrepartie financière, le commis en question a remis ces fiches à un ami commerçant à Plainpalais qui faisait lui-même l’objet d’une enquête. Apparemment, c’était pour se mettre en valeur. C’est la fouille du domicile français dudit commerçant qui a permis de découvrir cette trahison. Arrêté le 24 juillet 2015, l’employé administratif a passé une dizaine de jours en détention provisoire. Défendu par Me Timothée Bauer, il a rapidement décidé de collaborer tout en sollicitant une procédure simplifiée. «Les accusations initiales de corruption et d’entrave à l’action pénale ont été classées, seul demeure ce qu’il a reconnu depuis le début», précise l’avocat.

L’acte d’accusation, présenté par le procureur général Olivier Jornot, a été entériné par le Tribunal de police. Celui-ci retient une violation du secret de fonction et une violation d’une obligation d’entretien pour des pensions non payées en faveur de ses fils. En plus de la peine de 2 ans de prison avec sursis, l’intéressé, âgé de 50 ans et qui se trouve désormais au chômage après sa révocation, s’est vu interdire toute activité en lien avec un corps de police communal, cantonal ou fédéral, pour une durée de cinq ans.

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