Rares sont les affaires qui donnent pareillement le vertige. Une bande de jeunes, les «Brathers», dont le passe-temps favori semble être la violence extrême et gratuite. Et deux trentenaires sans histoire, réduits à l’état de légumes après avoir eu le malheur de croiser le chemin de cette troupe malfaisante. Des proies choisies au hasard, qui auraient pu être n’importe lequel d’entre nous ou de nos proches. Plus connue sous le nom de «l’agression de Saint-Jean», cette équipée sauvage sera décortiquée cette semaine par le Tribunal criminel de Genève. Deux des cinq protagonistes, ceux qui étaient majeurs au moment des faits, doivent notamment répondre d’une double tentative d’assassinat. La question de l’intention homicide sera au cœur des débats.