La «politique du thermomètre» est de retour à Genève, au grand dam des associations d’aide aux sans-abri. Avec l’arrivée du printemps, quelque 200 places d’hébergement d’urgence vont disparaître faute de moyens. Un retour en arrière particulièrement controversé dans la mesure où le canton dispose désormais d’une loi sur l’aide aux personnes sans-abri, votée en septembre 2021. Celle-ci prévoit que les communes assument le dispositif d’accueil. Or, en l’état, le financement continue de reposer essentiellement sur la ville de Genève qui dépense chaque année 15 millions de francs pour l’ensemble des prestations d’urgence sociale, dont 7 millions au titre des subventions versées aux associations actives dans ce domaine.