Ce n’est pas franchement une surprise. Erwin Sperisen, l’ancien chef de la police nationale du Guatemala condamné à la perpétuité à Genève pour dix assassinats de détenus, a vu sa demande de mise en liberté provisoire sèchement rejetée. Pour la présidente de la Cour pénale d’appel et de révision, le récent acquittement du ministre de l’intérieur de l’époque par la justice espagnole ne change rien à la donne. La défense du «Viking» est priée d’attendre l’issue de son recours devant le Tribunal fédéral.

Situation inchangée

Erwin Sperisen, jugé ici en raison de sa nationalité helvétique, avait tenté de tirer profit du procès madrilène ayant abouti à l’acquittement de Carlos Vielmann, son supérieur au moment du sanglant «nettoyage social» des prisons du pays. Aux yeux de la justice genevoise, cette décision ne constitue pas un motif permettant de retenir que la vraisemblance d’une confirmation de la condamnation d’Erwin Sperisen serait amoindrie. Les avocats du prévenu, Mes Giorgio Campa et Florian Baier, sont, comme toujours, outrés et évoquent «un acharnement».

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