Genève est parvenue à limiter la casse durant la crise économique. En matière d’augmentation du chômage, même si une progression marquée a été observée ces 18 derniers mois, le canton du bout du lac s’en tire mieux que le reste de la Suisse ou que d’autres pays.

En un an et demi, le nombre de chômeurs à Genève a augmenté de 34,4%, contre 84% en Suisse. Des chiffres qui ne satisfont pas pour autant le conseiller d’Etat François Longchamp. Le responsable du département de la solidarité et de l’emploi (DSE) a rappelé lundi qu’une hausse de plus de 30% n’était de loin pas négligeable.

Pas d’amélioration immédiate

Des signes de reprise se manifestent bien actuellement, mais cette embellie ne se traduira pas immédiatement sur le front du chômage. Il faudra attendre des mois pour en mesurer les effets positifs sur l’embauche. L’aide sociale s’attend aussi à un regain de travail à l’avenir, avec l’arrivée de nouveaux chômeurs en fin de droits.

L’industrie d’exportation genevoise a passablement souffert lors de la crise. Les exportations ont reculé de près de 20% l’an dernier. De nombreuses entreprises, notamment dans l’horlogerie, ont été contraintes de réduire les horaires de travail pour faire face à cette conjoncture extrêmement difficile.

La situation économique s’est en revanche améliorée dans certains secteurs essentiels à Genève comme la banque et les services financiers, l’informatique et les assurances. Lors de la crise, l’effet stabilisateur des organisations internationales sur l’économie genevoise a joué à plein, a relevé M.Longchamp.

Créateur d’emplois malgré tout

L’an dernier, Genève, contrairement au reste de la Suisse, Genève a continué à créer globalement des emplois. Chaque mois, environ 720 personnes quittent le chômage pour retrouver un emploi. Chaque mois aussi, près de 750 personnes s’évaporent des statistiques car elles déménagent, renoncent à travailler ou tombent malades

Les Genevois ne sont pas les seuls à avoir été touchés par la crise. Des travailleurs frontaliers ont aussi perdu leur emploi et ils ne rentrent pas dans les statistiques genevoises puisqu’ils s’inscrivent dans les bureaux de chômage français. Le nombre de frontaliers actifs à Genève s’est stabilisé durant la crise.