A Genève, le calendrier des vacances scolaires ne sera pas modifié. Une enquête révèle que 81% des familles sont satisfaites de la répartition actuelle des congés et 60 à 80%, de leur durée. Mais un pont pourrait être créé après l’Ascension et le Jeûne genevois. Selon les résultats de l’enquête du service de recherche en éducation (SRED), 80% des familles souhaitent l’introduction d’un pont après les jeudis fériés de l’Ascension et du Jeûne genevois. Le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) va étudier cette possibilité, a annoncé sa cheffe Anne Emery-Torracinta mardi devant les médias.

Le pont pourrait être mis en place dès l’année scolaire 2019-2020, au plus tôt. «Tout vendredi accordé sera récupéré, probablement en anticipant la rentrée scolaire», a précisé la conseillère d’Etat. Les conséquences vont devoir être mesurées avec tous les partenaires, internes – la direction de l’instruction publique, l’office des bâtiments – et externes – entreprises, organismes de loisirs. Pas question, en revanche, de perdre ces deux jours d’école. «Rajouter deux jours de vacances serait un mauvais message politique», a commenté Mme Emery-Torracinta, rappelant le débat parlementaire sur l’enseignement en fin d’année scolaire. Le canton de Genève compte 13,5 semaines de vacances, un chiffre qui se situe dans la moyenne suisse.

Adapter les loisirs

Quelles que soient la répartition et la durée des vacances, 57% des familles rencontrent des difficultés concernant l’encadrement de leurs enfants. Les vacances d’été, qui durent huit semaines, sont les plus compliquées à organiser pour 46% des parents. Suivent les vacances d’automne (33%), celles de Pâques (32%), de février (30%) et de Noël (23%). Pour Anne Emery-Torracinta, l’offre extrascolaire devrait être adaptée afin de mieux correspondre aux besoins. Les camps de trois semaines ont de moins en moins de succès, tandis qu’une prise en charge à la journée, et non limitée à quelques heures, dans les centres aérés est de plus en plus sollicitée.

L’enquête du SRED sur les vacances scolaires a été lancée par le DIP à la demande de toutes les associations de parents d’élèves du canton. Elle a été menée en mai et juin 2016, auprès de plus de 2500 familles genevoises ayant au moins un enfant scolarisé. Les parents demandaient une meilleure prise en compte des recherches sur les rythmes chronobio-chronopsychologiques.