Politique

A Genève, le PDC résiste à la tentation sécessionniste

Jeudi, la base du parti a refusé de quitter l’Entente, désavouant la stratégie de la présidence pour les élections fédérales. En revanche, elle a voté sa liste de candidats jeunes. Furieux, Guy Mettan a démissionné du parti

Le mariage de raison a prévalu sur le rêve d’émancipation. Jeudi soir, l’assemblée générale des délégués du PDC a fait un sort à la velléité sécessionniste de sa présidence, qui proposait de rompre l’alliance historique avec le grand frère PLR pour les élections fédérales. L’Entente, forte de 80 ans, a donc tenu bon, après des débats nourris sur l’éventualité d’un apparentement du centre avec les Vert’libéraux et le PBD. Des microformations avec du potentiel pour les uns, des partis fantômes pour les autres, qui auraient pu aider le PDC à décrocher un second siège au National, selon la direction.

On a frôlé le psychodrame

Le pari n’a pas convaincu la base, plus pragmatique et conservatrice que la présidence ne l’aurait voulu. Une claque pour le président du PDC, Vincent Maitre, qui incarne une volonté de rajeunissement et de progressisme? «Le terme est franchement exagéré. Notre job était de proposer une stratégie innovante, comme on nous en avait donné mandat. L’assemblée générale l’a refusée, dont acte. Je n’ai ni amertume, ni regrets.» Pourtant, on a frôlé le psychodrame, ces derniers jours. Et nombreux sont ceux qui estiment que le parti de la famille aurait pu s’épargner ces enfantillages. La faute à qui? «Notre stratégie a été dramatisée, estime Vincent Maitre. Il n’a jamais été question d’un divorce irrévocable, l’Entente n’était pas remise en cause à long terme. Un nouvel apparentement était proposé pour les élections fédérales uniquement.»