Ce devait être le méga-dossier immobilier du Ministère public, celui qui révélerait les pratiques de véritables rois de l’esbroufe et rendrait justice à 188 parties plaignantes dont le rêve de devenir propriétaires avait viré au cauchemar. Une procédure mammouth qui prend désormais des allures de crise institutionnelle. L’audience d’appel, qui s’est ouverte ce lundi à Genève, a réservé une surprise de taille en révélant que des conversations entre prévenus et avocats ont été écoutées par les inspecteurs de la Brigade financière, transcrites et conservées dans un dossier parallèle.