procès BCGE

Genève porte plainte contre Ernst & Young

La ville aurait investi 67 millions de francs sur la base d’information erronées

La Ville de Genève a engagé une procédure civile en 2010 auprès du Tribunal de première instance contre l’ex-réviseur de la BCGE, la société Ernst & Young. Elle lui reproche d’avoir donné de fausses informations sur la banque en 2001. La Ville avait alors investi 67,6 millions de francs en actions.

«La Banque cantonale de Genève (BCGE) a été recapitalisée avec l’argent de la collectivité. La Ville de Genève ne veut pas que le citoyen se sente lésé», a indiqué mercredi à l’ATS la maire de Genève Sandrine Salerno, confirmant une information publiée dans la «Tribune de Genève». Aucun accord n’ayant été trouvé avec l’ancien organe de révision, l’affaire a été portée devant les tribunaux.

Les prétentions de la Ville portent sur plusieurs dizaines de millions de francs. Il reviendra aux tribunaux de fixer le montant exact du dommage, selon Olivier G. Burri, adjoint au directeur général de l’Administration municipale. «Il faut savoir que l’action de la BCGE vaudrait aujourd’hui beaucoup plus si l’état de santé de la banque avait été tel qu’exposé dans le prospectus», a-t-il expliqué.

Cette procédure, qui va être longue, selon Mme Salerno, vient s’ajouter à celle engagée sur le plan pénal en 2003 par l’Etat de Genève contre les responsables présumés de la débâcle de la BCGE. Le procès, qui avait débuté le 4 octobre dernier, n’avait pu être mené à terme en raison de la récusation du président de la Cour correctionnelle Jacques Delieutraz.

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