«Nous espérons simplement que le restaurant sera ouvert avant Télécom 2003. Sinon, le manque à gagner sera considérable.» Une dizaine de conseillers municipaux radicaux de la Ville de Genève, dont Pierre Maudet, ont tenu à manifester lundi aux alentours de midi devant le restaurant du Parc des Eaux-Vives en improvisant un «déjeuner sur l'herbe».

Promesses libérales

Motif: dénoncer les promesses non tenues par le conseiller administratif libéral Pierre Muller. Ce dernier annonçait en effet au début de cette année (Le Temps du 6 février) qu'avec l'attribution du fermage du fameux restaurant au groupe Swissôtel, la brasserie ouvrirait le 30 juin et que douze mois après, il espérait obtenir une étoile au Michelin pour son restaurant gastronomique. On était il est vrai en campagne électorale. Aujourd'hui, on est loin du compte. La bâtisse est encore en pleins travaux.

Les radicaux sont remontés contre ces retards, d'autant que le législatif de la Cité de Calvin avait voté en urgence deux crédits de respectivement 4 millions (juin 1999) et 2 millions (février 2003) pour la rénovation du bâtiment qui avait pâti d'un incendie en avril 1999. Dans un communiqué, ils déclarent sans ambages que «cette affaire ne restera pas sans suites». Ils entendent déjà saisir le Conseil municipal de Genève en septembre pour «déterminer clairement les conditions d'attribution des fermages et placer le Conseil administratif devant ses responsabilités». Des propos qui ne manquent pas de rappeler l'appel d'offres «abracadabrantesque» de l'été 2002, à l'issue duquel l'exécutif de la Ville avait confié la gestion du restaurant du Parc des Eaux-Vives au Mandarin – Hôtel du Rhône avant de faire volte-face et de l'attribuer à Swissôtel.