Simon Brandt échappe à l’épreuve de la confrontation publique. Attendu ce vendredi sur le banc des prévenus du Tribunal de police, le conseiller municipal PLR, candidat malheureux à la mairie, martyr autoproclamé et hypersensible fragilisé par ses déboires politico-judiciaires, accusé d’avoir divulgué tout ou partie d’un rapport encore confidentiel sur les notes de frais du personnel de la ville de Genève, tente tout pour fuir la presse, du moins celle qui ne lui convient pas. Le huis clos complet est certes refusé pour l’ensemble du procès, en vertu du principe cardinal de la publicité des débats, mais il peut entrer par une porte dérobée et être interrogé sans la présence des journalistes. Un certificat médical dit qu’il faut lui épargner «les stresseurs» et l’entendre durant une heure au maximum.