Justice

A Genève, des procureurs désertent la section des affaires complexes

En l’espace de quelques mois, cette unité spécialisée dans le crime financier voit partir cinq de ses neuf magistrats. Usure, surcharge, tensions, atmosphère pesante, de multiples causes sont invoquées pour expliquer cette hémorragie

Mais qu’arrive-t-il à la section des affaires complexes du Ministère public genevois? Dirigée par le premier procureur Yves Bertossa, cette division spéciale, chargée d’instruire des dossiers financiers parfois retentissants, souvent délicats et toujours disputés, connaît une hémorragie sans précédent. En l’espace de quelques mois, cinq de ses neuf procureurs ont choisi de quitter un poste généralement considéré comme un sacerdoce. Claudio Mascotto, le plus missionnaire d’entre tous, figure au nombre des partants. Usure, surcharge, tensions, atmosphère globalement pesante, les causes invoquées pour expliquer ces désertions sont multiples.

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Le mouvement a commencé dans une relative discrétion avec le départ des procureurs Johan Droz et Philippe Knupfer. Le premier a été élu début août comme juge à mi-temps au Tribunal civil et garde une place de suppléant au parquet pour clore ses gros dossiers. Le second, venu pourtant du secteur bancaire, s’est dirigé vers la Chambre des assurances sociales.