Mais qu’arrive-t-il à la section des affaires complexes du Ministère public genevois? Dirigée par le premier procureur Yves Bertossa, cette division spéciale, chargée d’instruire des dossiers financiers parfois retentissants, souvent délicats et toujours disputés, connaît une hémorragie sans précédent. En l’espace de quelques mois, cinq de ses neuf procureurs ont choisi de quitter un poste généralement considéré comme un sacerdoce. Claudio Mascotto, le plus missionnaire d’entre tous, figure au nombre des partants. Usure, surcharge, tensions, atmosphère globalement pesante, les causes invoquées pour expliquer ces désertions sont multiples.