Genève

Genève semble prêt à assouplir sa loi d’airain sur les parkings

Le parlement cantonal doit décider s’il veut assouplir la loi qui oblige de compenser les suppressions de parkings en surface par la création de places en sous-sol. L’idée convainc, de la gauche au PLR, qui avait pourtant fait de cette règle un totem

Genève étouffe sous le trafic automobile. Le lancement du Léman Express, le 15 décembre, peut théoriquement réduire ce flux de 12% aux heures de pointe, si les frontaliers délaissent l’automobile pour le rail. Mais ce train ne réglera pas tous les problèmes à lui seul. Une série d’autres mesures doivent renforcer son effet. Depuis son entrée en fonction, le conseiller d’Etat Serge Dal Busco s’ingénie à agencer ce meccano.

Ce jeudi, les membres du Grand Conseil pourraient ajouter une pièce importante au puzzle. Le ministre PDC leur demandera d’assouplir une loi qui veut que chaque place de parking supprimée en surface soit strictement compensée en sous-sol. Avec le libre choix du mode de transport inscrit dans la Constitution cantonale, la droite a fait de cette disposition un totem, pour s’assurer que rien ne bouge en défaveur des automobilistes. Or, cette loi d’airain n’est plus compatible avec les besoins actuels de mobilité.