Genève fait un pas important dans la lutte contre le travail au noir dans le secteur très remuant de la construction. En cas d’infraction grave ou de sous-enchère salariale abusive, les chantiers pourront être suspendus le temps d’une mise en conformité. Les chantiers privés sont aussi concernés, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici. Une fois n’est pas coutume, l’Etat, les syndicats et les représentants patronaux ont clamé leur satisfaction à l’issue des discussions menées depuis un an au sein d’un groupe de travail tripartite. Au vu du consensus, le projet qui constitue une première au niveau suisse devrait être accepté sans encombre par le Grand Conseil.