Après une rencontre avec la direction, le syndicat SEV adoucit le ton. Une délégation syndicale a rencontré la direction de la régie publique mardi matin, cinq jours après une assemblée extraordinaire des conducteurs. La possibilité de rétorsions avait été évoquée jeudi par les conducteurs de véhicules, excédés par les retards et les récriminations des clients après l’instauration du nouveau réseau le 11 décembre. «La direction et nous sommes tombés d’accord sur le caractère d’urgence des solutions à apporter, a rapporté la secrétaire syndicale du SEV Valérie Solano, après la réunion. Aucune mesure de lutte n’est donc envisagée pour le moment, alors que le travail est facilité par l’accalmie de Noël, avec moins de trafic privé et un horaire allégé. Mais tout le monde est prêt à se mobiliser si le marasme devait resurgir lors de la reprise de l’horaire normal, le 9 janvier.»

Selon la responsable syndicale, des chauffeurs de relève seront mis à disposition sur le réseau, afin de relayer les conducteurs qui ont dépassé leur temps de travail en raison des retards accumulés. Des autorisations communales devront en outre être obtenues afin d’équiper les lieux, parfois dépourvus de toilettes, où les chauffeurs doivent prendre leur pause.

De son côté, la direction des TPG, conjointement avec l’Etat, a reconnu vendredi que la qualité de service «n’a pas été à la hauteur des attentes légitimes des clients», lors de la mise en exploitation du réseau rénové. La régie comptait instaurer des améliorations dès la rentrée afin de «rétablir un service satisfaisant pour la clientèle». Outre des incidents indépendants de la mise en place de leur nouveau réseau, les TPG ont peiné à se frayer une place dans la circulation, notamment à l’interface de Bel-Air, et ont dû recourir à l’aide de la gendarmerie. Le nouveau tracé de certaines lignes de bus a en outre contribué à surcharger le secteur de Rive où les transports publics ont dès lors subi les congestions qu’ils avaient contribué à aggraver.