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La prison administrative de Favra.
© Keystone

Sécurité

A Genève, trois détenus de Favra se font la belle

Soumis à des mesures de contrainte en vue de leur renvoi vers le Maroc et l’Algérie, les détenus ont scié un barreau et sont descendus en rappel avec un drap avant de franchir le grillage. Les alarmes n’ont pas fonctionné

Presque un an jour pour jour après une double évasion, trois nouveaux détenus ont réussi à se faire la belle de Favra. Ce centre de détention administrative, situé juste à proximité de la prison genevoise de Champ-Dollon, accueille des étrangers en vue de leur renvoi. Le trio a utilisé les moyens classiques pour prendre la clé des champs: barreau scié, descente en rappel avec un drap et escalade du grillage d’enceinte. Les surveillants n’ont visiblement rien vu et le système d' alarme ne s'est pas déclenché. L’enquête devra encore dire pourquoi.

«Complicité externe probable»

L’évasion est survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, communique le Département de la sécurité et de l’économie. C’est en allant réveiller un détenu de bon matin qu’un agent de détention a constaté que celui-ci n’était plus dans sa cellule. Sur le même étage, deux autres cellules voisines étaient vides. A Favra, les cellules n’étant pas équipées de toilettes ni de sonnettes, les détenus restent enfermés durant la nuit dans leur secteur, mais non dans leur cellule.

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Selon les premières constatations, un barreau d’une cellule a été scié et le grillage découpé puis tordu. Les détenus semblent ensuite être descendus en rappel, au moyen d’un drap, du premier étage jusqu’au sol, puis avoir escaladé les grillages d’enceinte de l’établissement. «Une complicité externe est probable», ajoute le communiqué. Pour des raisons encore indéterminées, les alarmes n’ont pas fonctionné.

Frontière à proximité

Les trois fuyards, originaires du Maroc et d’Algérie, sont âgés de 22 à 35 ans. Ils étaient incarcérés à Favra depuis quelques semaines en vue de leur renvoi. L’an dernier, c’étaient deux Tunisiens qui avaient brisé une vitre, étaient sortis dans la cour et avaient franchi le grillage. Ils n’ont jamais été retrouvés.

A l’époque, le département avait indiqué que les individus n’étaient pas considérés comme dangereux. Cette fois-ci, Laurent Forestier, porte-parole de l’Office cantonal de la détention, se refuse à toute précision sur le pedigree des fuyards et leurs éventuels antécédents pénaux. Il ne s'étendra non plus sur les effectifs de surveillance durant la nuit en question. «Pour des raisons de sécurité.» Selon nos informations, il y a normalement un gardien ainsi qu'un agent de sécurité privée.

L’établissement, qui compte vingt places et un niveau de sécurité inférieur à une prison ordinaire, n’affichait pas complet au moment de l’évasion. Ils étaient dix-sept détenus. Situé à Puplinge, dans la campagne genevoise, Favra est très proche de la frontière et offre ainsi aux fuyards de grandes chances de disparaître dans la nature. Surtout si leur évasion n’est découverte que plusieurs heures plus tard.

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