C’est un personnage comme on en voit peu sur le banc des accusés. Carlos Peralta n’a rien perdu de sa superbe malgré les vingt-six mois déjà passés en détention provisoire à Genève. Cet Argentin, âgé de 69 ans, l’ouïe déficiente mais le bagou intact, a tenté ce lundi de convaincre le Tribunal correctionnel que son Organisation mondiale pour la paix (OMPP) – qu’il a fondée, incarnée et menée à sa ruine – n’avait rien d’une pure arnaque destinée à lui permettre de siphonner des dons, jouer dans la cour des grands, habiter Cologny, rouler dans des bolides et voler en première classe.