«Il a choisi un terrain de chasse idéal pour satisfaire ses pulsions sur des proies faciles.» Aux yeux de la procureure Katerina Figurek Ernst, le moniteur de Caritas, jugé depuis mercredi à Genève, est le coupable d’une affaire unique en son genre. «Il est un abuseur d’enfants en série», ajoutera Me Laura Santonino, conseil de plusieurs parties plaignantes.

Contre celui qui a fait vingt très jeunes victimes, qui a consommé de manière frénétique de la pédopornographie et qui a alimenté le darknet de ses propres prises de vue, le Ministère public réclame une peine de 7 ans de prison, assortie d’une obligation de traitement et d’une interdiction d’exercer une activité impliquant des enfants. «C’est beaucoup trop lourd», rétorquera Me Guillaume de Candolle tout en plaidant pour une peine compatible avec un sursis partiel afin de permettre à son client repentant, qui a déjà passé 20 mois en détention provisoire, d’entamer le traitement idéal préconisé par l’expert.