La nouvelle réforme du cycle d’orientation (CO) se précise à Genève. Considérant le système actuel comme un échec, le Conseil d’Etat veut abolir les sections en 9e et 10e années dans l’espoir de valoriser les élèves les plus faibles. Si différents niveaux cohabiteront au sein d’une même classe, les élèves, âgés de 12 à 15 ans, feront l’objet d’exigences individualisées. En 11e en revanche, un dispositif à deux voies est prévu, le tout dès 2022. Sur le plan politique, le parlement va s’emparer de ce projet. La droite émet déjà des réserves. Tout comme les syndicats, pour qui la réforme nécessite des moyens plus importants que les 5 millions prévus pour l’heure.

Depuis sa création dans les années 1960, le cycle d’orientation a vécu de multiples transformations. Aujourd’hui, trois regroupements coexistent avec des passerelles pour circuler d’un niveau à l’autre. Un «système rigide» qui n’a pas rempli ses promesses, à en croire la cheffe du Département de l’instruction publique (DIP), Anne Emery-Torracinta, qui énumère les failles du «nouveau cycle» instauré par son prédécesseur socialiste Charles Beer en 2011.