Eglise de la sainte mégalomartyre Barbara, à Vevey, deuxième dimanche de carême. Rythmé par une psalmodie récitée principalement en français, l’office est un mouvement perpétuel. Les fidèles entrent et sortent, se prosternent, ramènent vers leur cœur la main qui dessine la croix, encore et encore. Près de l’entrée, un homme aux joues grêlées touche régulièrement le sol de son crâne chauve, se relève et fixe l’autel, comme pour y imprimer sa prière. Dans l’assemblée, il y a des visages creusés qui ressemblent à des supplications, des douleurs visibles à l’œil nu, des larmes même, essuyées sous les foulards colorés couvrant les cheveux des femmes.