Si les chiffres sont encourageants, il convient de garder à l’esprit que derrière les statistiques se jouent des drames individuels. Aussi l’Etat de Genève ne fanfaronne-t-il pas en présentant, pour l’année 2021, une baisse de 10% des infractions pénales pour violences domestiques, des réquisitions de police (6%) et des mesures d’éloignement (16%) prononcées à l’encontre des auteurs, de sexe masculin dans 73% des cas. Rapportée à l’ensemble des infractions impliquant de la violence, la part des cas se déroulant dans la sphère conjugale augmente, représentant désormais la moitié des condamnations prononcées par la justice genevoise. Si l’on tient compte des victimes indirectes, comme les enfants, ce sont au total 5913 personnes qui sont concernées par ce phénomène.