Pour les élus, la faute de Pierre Maudet est avant tout politique
Peu estiment que l’acquittement de l’ancien conseiller d’Etat change la donne. Il reste celui qui a menti et plongé la République dans une crise politique et institutionnelle
A Genève, peu d’élus estiment que l’acquittement en appel de Pierre Maudet atténue la gravité de son cas qui a plongé le canton dans une longue crise politique et institutionnelle. La plupart disent respecter la décision judiciaire. Mais hormis ses soutiens indéfectibles, ils ne révisent pas leur jugement sur les fautes politiques de l’ancien conseiller d’Etat, à la suite de la révélation, en mai 2018, de son luxueux voyage à Abu Dhabi.
Ils gardent en tête la stupeur qui a frappé le canton lorsque le Ministère public a divulgué ses mensonges orchestrés, puis lorsque ses démêlés fiscaux ont été rendus publics. Sans omettre les multiples remaniements de l’exécutif, avant qu’une élection complémentaire, en mars dernier, ne vienne clore ce chapitre politique au bout de près de trois ans.