C’est un goulet d’étranglement qui se profile à Genève dans l’accueil des familles ukrainiennes fuyant la guerre. Alors que le canton s’attend à un afflux de plus de 15 000 personnes – soit l’équivalent des réfugiés accueillis en Suisse sur une année – seuls 800 lits sont actuellement à disposition de l’Hospice général, censé centraliser leur arrivée. Pour le conseiller d’Etat Thierry Apothéloz, chargé de la cohésion sociale, tout doit être mis en œuvre afin d’éviter leur placement dans des abris de la protection civile. Mais en logeant près de 70 personnes par jour, les structures d’accueil du canton seront débordées dans moins de deux semaines.