A propos d'aménagement: Luc Barthassat, les tribulations d’un ministre en décalage
Le trafic privé est supprimé
Actuellement, piétons, cyclistes, taxis, bus et véhicules privés se partagent la place de Cornavin. La suppression du trafic privé était un prérequis, a expliqué Eric Frei. L'actuelle station de taxis sera, quant à elle, enterrée, ainsi que le dépose-minute et le parc pour deux-roues, a noté l'architecte vaudois.
L'espace à l'arrière de la gare, du côté du quartier des Grottes, connaîtra aussi de profonds chambardements, avec l'installation d'une façade translucide. La circulation de transit y sera également prohibée. Ne subsistera qu'une station de taxis sur la place de Monbrillant.
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Un projet «emblématique»
Il s'agit d'un projet urbanistique emblématique pour la ville, les habitants, les piétons, a commenté Eric Frei. L'idée forte est «de créer du vide pour attirer les passants», avec une architecture «sociale», engendrant des connexions et répondant au plus près aux besoins des usagers.
Le jury du concours a dû faire son choix entre 23 projets. L'intervention envisagée est d'une extrême complexité. Agrandie, la gare de Cornavin accueillera 100 000 voyageurs par jour en 2030, soit le double qu'aujourd'hui. Les concurrents ont dû tenir compte de ce facteur dans l'élaboration de leur projet.
Avec l'entrée en service du RER genevois, en 2019, la gare de Cornavin arrivera au maximum de ses capacités, a rappelé le conseiller d'Etat genevois Luc Barthassat. Deux voies souterraines seront donc construites d'ici à 2031. Le coût des travaux s'élève à 1,6 milliard de francs, partagés entre le canton de Genève et la Confédération.