«Des profs qui dorment dans leur automobile, on voit cela en Haute-Savoie», confie Emmanuel Fuss, le secrétaire départemental du syndicat enseignant SE-Unsa. La scène se répète même à chaque rentrée scolaire. Les fraîchement diplômés qui commencent à 1400 euros mensuels et sont nommés dans le Genevois français butent sur l’épique problème du logement. En attendant de dénicher le miraculeux logis, on dort dans les classes, à l’arrière des voitures, dans un mobile home ou, un peu mieux, en s’entassant à trois ou quatre dans un studio.