Le Conseil des Etats est une chambre feutrée où pas un mot ne se dit plus haut que l'autre. On est loin du bouillonnement logorrhéique qui agite régulièrement le Conseil national. Il arrive cependant que cette quiétude soit troublée par quelque égarement verbal. Ainsi, plus d'un sénateur a été surpris jeudi matin lorsqu'a retenti un puissant «coucou!» lâché dans le micro par une Christiane Langenberger qui cherchait désespérément à capter l'attention d'Urs Schwaller, à qui elle voulait s'adresser mais qui ne l'écoutait pas. Mais un brin de spontanéité ne fait jamais de mal.