Quand il a pris les rênes de la Direction des finances en 2011, la nièce de Georges Godel lui a offert un livre qui raconte les aventures d’un certain Oncle Picsou. L’anecdote fait sourire le conseiller d’Etat fribourgeois au moment de quitter ses fonctions au 31 décembre. Le surnom lui colle pourtant toujours à la peau. Tant le grand argentier a semblé veiller jalousement sur le trésor cantonal, incarnant une gestion intransigeante des deniers publics. «La politique de rigueur, c’est ma conviction profonde», assume l’élu du Centre (ex-PDC), à l’heure de faire le bilan de quinze ans passés au gouvernement, assis à son bureau du numéro 13 de la rue Joseph-Piller qu’il occupe encore pour quelques jours.