Le lundi 1er mai entre 18 heures et minuit: c'est dans ce laps de temps que Gerold Stadler, le meurtrier de sa femme, Corinne Rey-Bellet, s'est suicidé d'une balle dans la tempe droite, tirée avec son arme d'ordonnance. Voilà la conclusion à laquelle sont parvenus les spécialistes de l'Institut universitaire de médecine légale de Lausanne, après une batterie d'analyses.

C'est donc environ 24 heures après la fusillade des Crosets, au cours de laquelle le frère de Corinne, Alain, avait également trouvé la mort et la mère Vreni avait été grièvement blessée, que le banquier saint-gallois s'est fait justice.

Son cadavre n'avait été retrouvé, par un promeneur, que le mercredi soir vers 20 heures à quelques centaines de mètres de l'endroit où, lundi matin, la police avait découvert son véhicule abandonné.

L'une des hypothèses voudrait que Stadler ait erré du lundi matin au lundi soir, entre Huemoz et Villars, avant de revenir vers sa voiture pour constater qu'elle avait disparu, enlevée par les policiers. Le lundi vers 17heures, un policier et son chien étaient passés, sans rien détecter près de l'endroit où Stadler se donnera la mort. Ce qui a permis d'affiner encore l'estimation des légistes.