«Je suis consterné par cette disparition inattendue», réagit Gilles Petitpierre à l’annonce de la mort de Peter Tschopp. «La semaine dernière, nous assistions encore ensemble à une séance de Pro Juventute. Une institution dans laquelle il était très engagé.»

Le fils du conseiller fédéral Max Petipierre revient sur «l’engagement politique sans faille d’un homme qui a su insuffler une ligne genevoise au Parti radical. Une vision que l’on retrouve aujourd’hui chez Pierre Maudet, conseiller administratif de la ville de Genève ou Hugues Hiltpold, conseiller national genevois».

De Peter Tschopp, il retiendra l’image d’une figure «qui a le sens du radicalisme tout en prônant l’art de la concordance. Au Parlement, il avait su réunir les diverses tendances politiques et cristalliser les débats autour de la question des finances sociales du canton de Genève.»

«Un Suisse complet»

Né à Bâle en 1941, c’est à Genève que Peter Tschopp s’est engagé «politiquement, socialement et culturellement. Il a fait beaucoup pour la ville du bout du lac, ajoute Gilles Petitpierre. En tant qu’ex-doyen de la Faculté des sciences économiques et sociales, il était très actif au sein de l’Université de Genève. Il venait de la Suisse alémanique, mais il vivait en Suisse romande», dont il partageait également la culture. «C’était un Suisse complet dans tout ce qu’il a de meilleur.»