Elément central des Alpes vaudoises, dont elles sont le seul sommet de 3000 m, les installations du glacier des Diablerets se révèlent une véritable boîte à chagrin pour les responsables de la politique touristique vaudoise, depuis que ceux-ci se mêlent d'une gestion longtemps abandonnée à des intérêts locaux. Le coûteux assainissement qu'il a fallu mener récemment risque d'être insuffisant pour garantir la viabilité de Glacier 3000, à moins que les pistes ne soient remodelées, souligne Peter Furger.

En raison de son altitude et de son prestige, Glacier 3000 devrait être le phare du marketing touristique et le symbole de la sécurité de l'enneigement. Or les installations ne sont pas en mesure de remplir cette fonction, ainsi que la saison dernière l'a mis en évidence: la combe d'Audon notamment n'avait pu être ouverte avant le 19 janvier. Pour surmonter le problème de pistes où il manque 1,5 m de poudreuse pour couvrir les rochers, la société comptait dépenser 10 millions en enneigement artificiel. Mais le canton a tiqué face à l'ineptie financière et écologique que représenteraient des canons à neige entre 2000 et 3000 m d'altitude. La solution la plus envisageable consiste à faire venir les trax pour corriger les pistes.

Après avoir été associé à la réalisation du nouveau plan financier de Glacier 3000, indispensable pour éviter la faillite, l'expert valaisan Peter Furger siège depuis quelques jours au conseil d'administration de la société, tout comme il siège également dans plusieurs sociétés valaisannes. Le nouveau conseil de Glacier 3000 est entièrement acquis à la stratégie cantonale, précise Philippe Sordet, chef du Service cantonal de l'économie.