Planté au milieu du monstre de glace, le piquet métallique nous dépasse d’une vingtaine de centimètres. Deux des huit mètres du tube sont pleinement visibles. Lors de son installation, en septembre dernier, il était à fleur de la surface du glacier du Rhône. La fonte a commencé il n’y a que quelques semaines, lorsque la neige, tombée cet hiver et qui protège la glace, a entièrement disparu. Véritable miroir du changement climatique, le monstre de glace fond et recule, à vue d’œil. Pour monitorer toujours plus précisément ce retrait, une équipe de glaciologues de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich est affairée, en ce lundi de juin, à installer des caméras ultra-performantes, qui photographieront les mouvements d’un géant en fin de vie.