Glaris, 38000 habitants et (encore) 25 communes et presque autant de commissions scolaires, commissions des affaires sociales et bourgeoisies, a surpris toute la Suisse. Alors que le gouvernement proposait de redécouper le canton en dix communes unifiées, la Landsgemeinde de 2006, dans un bel élan innovateur, a fait un pas de plus. Et décidé que le canton ne compterait plus que trois communes. Une du haut, au sud du canton, la région la plus éprouvée économiquement. Une du milieu avec le chef-lieu Glaris, la plus compacte. Et une dans la plaine de la Linth, la plus peuplée et la plus industrialisée, orientée vers Zurich.

Selon le gouvernement, ce mouvement de fusion radical doit permettre à moyen terme d'économiser 6 millions de francs. Le canton met 20 millions de francs dans la balance pour rééquilibrer les finances des communes les plus démunies. Depuis l'été 2006, de nombreux groupes se sont mis au travail. Le but est de laisser la plus grande autonomie possible aux trois communes pour se constituer. Les 29 localités du canton vont toutes garder leur nom.

Une Landsgemeinde extraordinaire convoquée par des citoyens opposés aux fusions a confirmé de manière très nette la décision en novembre dernier. Glaris ne veut pas interrompre un processus ambitieux qu'il espère pouvoir achever en 2011.