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Pierre Maudet succédera-t-il à Didier Burkhalter? (Keystone)

élection

Gonflé à bloc, Pierre Maudet repart au combat

Le Genevois est la principale attraction de la fête d’été du PLR suisse, samedi à Auvernier. Il va profiter du Jeûne genevois pour élargir sa campagne aux autres partis

Un jour de répit, et hop, ça repart. Pierre Maudet et son team de campagne se sont retrouvés dimanche soir pour définir la stratégie qui conduira le Genevois jusqu’à l’élection du 20 septembre. «J’ai fait le plein d’énergie, car j’en aurai beaucoup besoin dans les deux semaines et demie qui viennent. Je compte bien profiter du pont du Jeûne genevois pour m’adresser à tous les partis représentés au parlement. Je leur délivrerai à tous le même message, je ne vais pas adapter mon discours en fonction des groupes», confiait-il samedi au Temps, en marge de la fête d’été du Parti libéral-radical suisse à Auvernier.

Pierre Maudet était la coqueluche de la manifestation, la bête curieuse avec qui il est tendance de se faire photographier. Au selfiemètre, le Genevois devance nettement ses colistiers Ignazio Cassis, qui reste très populaire auprès des délégués alémaniques, et Isabelle Moret. Pilotée par Rolin Wavre, Cédric Alber et Sébastien Leprat, son équipe de campagne est prête à sillonner une seconde fois le pays pour rencontrer les leaders des groupes parlementaires avant l’ouverture de la session le 11 septembre, quitte à se mettre en congé sabbatique de son emploi actuel. L’accent sera notamment mis sur l’UDC et sur le PDC, où le Genevois espère glaner des voix.

Eviter un précédent

Pierre Maudet est gonflé à bloc. Plusieurs membres du groupe parlementaire PLR reconnaissent qu’il a réussi un tour de force. Au début du mois d’août, personne n’imaginait qu’il parviendrait à déstabiliser à ce point Isabelle Moret, qui risquait l’élimination vendredi si le parti avait décidé de ne conserver que deux candidats dans la course. Cela a conduit à la décision du groupe PLR, prise vendredi soir par 22 voix contre 19, de présenter les trois prétendants à l’Assemblée fédérale.

Lire aussi: Le groupe libéral-radical composte son «tricket»

Cette décision a déçu ceux qui voulaient que le parti fasse une première sélection. Cette importante minorité estimait que le groupe devait assumer ses responsabilités. Elle souhaitait aussi éviter de créer un précédent en vue de la succession de Johann Schneider-Ammann en 2019. Il est effet très exceptionnel que trois candidats soient proposés pour un poste vacant au gouvernement. Cela n’est jamais arrivé au PLR, les seuls partis ayant eu recours à un triple ticket étant le PDC (en 1999) et l’UDC (en 2015).

Aiglon contre Aiglon

Président de la section vaudoise, Frédéric Borloz reconnaît qu’il va falloir muscler la stratégie de la conseillère nationale de son canton. Pierre Maudet a en effet cassé les codes qui régissent une campagne pour l’élection au Conseil fédéral. «C’est un débat intéressant, cela ouvre de nouvelles réflexions», admet Frédéric Borloz. Le syndic d’Aigle doit d’ailleurs porter un drôle de regard sur le rival genevois d’Isabelle Moret: parce qu’il rêve d’être le successeur de Didier Burkhalter comme le roi de Rome eût dû être celui de Napoléon Ier, Pierre Maudet a lui aussi quelque chose d’«Aiglon». Il espère évidemment connaître un sort différent.

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Samedi, devant les quelque 1000 libéraux-radicaux présents à Auvernier, les trois papables se sont aimablement prêtés au jeu d’un questionnaire de Proust et ont multiplié les contacts directs, soit avec leurs prédécesseurs – les deux conseillers fédéraux PLR actuels ainsi que Pascal Couchepin, Hans-Rudolf Merz, Kaspar Villiger et Elisabeth Kopp –, soit avec les familles présentes. La manifestation a aussi servi de coup d’envoi de la campagne électorale de 2019, placée sous le slogan «Plus loin ensemble».

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