Le Conseil d’Etat neuchâtelois est préoccupé par les graves problèmes financiers de Petroplus, propriétaire de la raffinerie de Cressier. «La situation est sérieuse, mais pas catastrophique», estime le ministre de l’Economie Thierry Grosjean. «Nous sommes en contact quotidien avec le directeur de la raffinerie de Cressier», a indiqué jeudi à l’ATS le conseiller d’Etat. De nombreux scénarios sont envisageables, relève Thierry Grosjean.

Le plus probable, selon lui, est que Petroplus se sépare d’une ou plusieurs raffineries. A ses yeux, il ne s’agirait pas forcément de celle de Cressier, qui compte quelque 250 employés. Des investisseurs pourraient aussi manifester leur intérêt pour une reprise, avance le conseiller d’Etat. Petroplus est au bord de l’asphyxie financière, après l’annonce mardi du gel par ses banques d’une ligne de crédit d’environ un milliard de dollars, jugée indispensable au bon fonctionnement de ses opérations. La nouvelle avait provoqué l’effondrement de l’action du groupe à la bourse suisse. (ATS)