L’installation de panneaux solaires le long des autoroutes et des rails permettrait de produire plus de 100 GWh d’électricité par an. Le Conseil fédéral a décidé mercredi d’adapter la législation pour mieux exploiter le potentiel.

La Suisse veut produire 34 TWh d’électricité issue du photovoltaïque par an d’ici 2050. Le potentiel des toitures est évalué à 50 TWh, mais une partie ne pourra pas être exploitée pour diverses raisons. Dans ce contexte, l’exploitation des parois anti-bruit le long des axes de circulation présente un intérêt, pointe un rapport élaboré en réponse à un postulat de Bruno Storni (PS/TI).

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Des panneaux solaires installés à proximité des routes nationales permettraient de produire 55 GWh, et 46 GWh à côté des voies ferrées. Au total, cela correspondrait à la consommation annuelle d’électricité d’environ 22 000 foyers. Le potentiel exploitable de ces murs anti-bruit ne représente toutefois que 0,15% du potentiel national des toitures et façades, notent les auteurs du rapport.

Coûts plus élevés

L’installation de tels panneaux dépend actuellement des coûts d’investissement, plus élevés que celui des installations sur les toits, et de la possibilité d’utiliser l’électricité produite pour sa propre consommation. Après avoir adopté le rapport, le gouvernement a décidé de modifier la législation afin de mieux exploiter le potentiel.

L’Office fédéral des routes devrait pouvoir à l’avenir mettre gratuitement à disposition de tiers les surfaces disponibles qu’il ne pourra pas utiliser lui-même. Actuellement, une rémunération est demandée.

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La possibilité de financer les installations photovoltaïques pour la production d’énergie de traction par le Fonds d’infrastructure ferroviaire doit aussi être étudiée. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication doit s’occuper des préparatifs.